
Entre le 7 et le 9 janvier 2015, une série d'attentats islamistes avait causé la mort de 17 personnes à Paris et Montrouge. Un hommage était organisé lundi devant les anciens locaux de "Charlie Hebdo" et sur les lieux de la mort du policier Ahmed Merabet.
Une journée de recueillement. Les cérémonies d'hommage aux victimes des attentats de janvier 2015 se sont achevées, mardi 7 janvier à la mi-journée, devant le magasin Hypercacher de la porte de Vincennes à Paris, où quatre personnes de confession juive avaient été assassinées le 9 janvier 2015. Plus tôt, de nombreux proches des victimes et des personnalités, dont Emmanuel Macron et son prédécesseur François Hollande, avaient commémoré l'attaque du 7 janvier 2015 devant les anciens locaux de Charlie Hebdo. Des gerbes de fleurs ont été déposées en hommage aux douze personnes, dont huit membres de la rédaction, qui avaient perdu la vie dans l'attaque de l'hebdomadaire satirique par les frères Chérif et Saïd Kouachi. Un autre attentat avait coûté la vie à une policière, Clarissa Jean-Philippe, le lendemain à Montrouge (Hauts-de-Seine). Suivez notre direct.
"Charlie Hebdo" toujours vivant. "L'envie de rire ne disparaîtra jamais", affirme Riss, le directeur de la publication de Charlie Hebdo, dans le numéro spécial du journal publié mardi. Dans cette édition de 32 pages, le journal satirique se dit "increvable", avec en une un lecteur de Charlie assis sur le canon d'un fusil d'assaut. Le numéro "historique" comprend également quatre pages de caricatures de Dieu envoyées par des dessinateurs du monde entier.
Des souvenirs "très présents" pour François Molins. "C'est un attentat qui a une place particulière, qui a une dimension philosophique et politique, parce qu'on attaque la liberté d'expression et les valeurs d'égalité, de dignité", a commenté sur franceinfo l'ancien procureur de la République de Paris (TGI), qui a découvert la scène de crime dans la rédaction de Charlie Hebdo dix ans plus tôt et supervisé les enquêtes. Dix ans, c'est énorme, mais les souvenirs sont très présents dans ma tête, c'était comme si c'était il y a un mois ou un an", a-t-il confié.
"Aucun répit dans la lutte contre le terrorisme." Emmanuel Macron a appelé lundi à poursuivre sans "relâchement", sans "répit", la lutte contre le terrorisme. "Nous savons que le terrorisme est un risque qui demeure prégnant dans nos sociétés", a-t-il déclaré devant les ambassadeurs français.