le 12/08/24 à 09:20

Ce dimanche 11 août, les Jeux olympiques de Paris 2024 se referment avec la cérémonie de clôture. Au programme, du show, des surprises, de l’émotion et une palette d’artistes pour mettre fin à une jolie parenthèse de quinze jours. Une silhouette en particulier a fait lever tous les regards au Stade de France : celle d’Alain Roche, un pianiste suisse suspendu dans le ciel du Stade de France. Qui est-il ?
Le compositeur suisse est l'un des artistes de la cérémonie de clôture des Jeux olympiques. Ses prestations donnent le vertige autant qu'elles impressionnent.
Pour apprécier sa performance, les spectateurs doivent lever les yeux. La prestation d'Alain Roche était annoncée comme l'une des plus spectaculaires de la cérémonie de clôture des Jeux olympiques qui se tient ce dimanche 11 août au Stade de France.
Suspendu dans le vide, le compositeur a interprété un Hymne à Apollon dans une tunique de scène à longue traine. Ce morceau issu de la Grèce Antique a été déchiffré au cœur des ruines de Delphes et joué pour la première fois en 1894 lors du Congrès international de Paris pour le rétablissement des Jeux olympiques modernes.
Alain Roche, connu pour ses performances acrobatiques, est intervenu lors de la chorégraphie des anneaux. Il a joué aux côtés du chanteur lyrique franco-suisse Benjamin Bernheim.
Né en 1973 dans un canton du Jura suisse, Alain Roche s'essaye d'abord à la création musicale pour la danse et le théâtre, puis à la composition solo. En 2013, il crée Piano Vertical, une création qui, comme son nom l'indique, consiste à jouer à la verticale et donc suspendu dans le vide.
Le pianiste s'est déjà produit dans plusieurs villes de France d'Europe. Son spectacle vise à inscrire la musique dans des espaces souvent en décalage avec la poésie d'un morceau et à des instants spécifiques, très tôt ou très tard dans la journée.
En 2024, à Munich, ce sont plus 15.000 personnes qui sont venus l'écouter lors d'une performance musicale très intense: du solstice d'hiver au solstice d'été, il a joué 182 matins de suite suspendu à son instrument. Casque sur les oreilles, le public admirait la levée du jour au son d'un piano relié à des bruits directement enregistrés depuis des espaces naturels.